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Publié par Aline

bangladesh lonely planetVoila, finies les vacances: je suis partie lundi matin, retour cette nuit, et c'était ma seule occasion de pouvoir voir autre chose que Dhaka, vu mes horaires (au moins 1h de cours 7j/7, pas possible de bouger...). J'ai fait tout ça avec Nico-le-lyonnais-rencontré-dans-l'avion, qui s'est aussi révélé être assez abruti, et je commençais à ne plus pouvoir le supporter vers la fin du trip. Il est pas méchant, hein, mais il a juste une manière de penser d'un gosse de 12 ans, impossible de donner d'autres arguments que « c'est nul », ou « c'est un gros nase ». Dans le trajet du retour, il m'a sorti coup sur coup que les enseignants étaient des cons qui voulaient flemmarder le plus possible, que ce que Claude Allègre avait proposé était très bien (cassage d'arguments en moins de dix secondes, les uns après les autres, de ma part), que les profs manifestaient pour un oui ou pour un non, et que les étudiants qui avaient occupé les facs contre le CPE étaient nuls d'empêcher les autres de travailler (dire que c'étaient des égoïstes aurait été un argument un peu plus profond, bien que trèèèès risible, mais non, il est pas allé plus loin que « ils o nt fait chier tout le monde »).

p1010076En plus, c'est un espèce d'égoïste sans cœur qui arrêtait pas de râler que les moines des temples bouddhistes nous demandent des pourboires, alors qu'ils viennent de nous expliquer qu'ils dépendent entièrement des touristes, à râler quand les rickshaw-wallah essaient de nous soutirer 10 takas (=0.12 euros) de plus ou de moins, alors que pour nous, ça fait pas vraiment une grosse différence, et que pour eux, oui (salaire moyen au Bangladesh quand on est bien payé : 20000 takas, mais plus de la moitié de la population vit avec beaucoup moins de 10000 takas par mois (123 euros)). Les rickshaw-wallah sont en général de jeunes adultes qui font ça pendant 2-3 ans histoire de gagner des sous, et qui, après, sont tout foutus d'avoir fait autant de vélo .Y'a aussi des petits vieux qui font ça (mais c'est très rare), et j'ai même vu un jeune garçon de 13-14 ans, aidé par son petit frère d'à peu près 11 ans qui poussait derrière. Enfin bref.

 

 Revenons à nos moutons. Départ en bus lundi matin avec deux heures de retard : c'est le premier jour de congé, on nous a dit que les routes seraient bondées, les hôtels aussi, et qu'on risquait pas de trouver de chambre, mais voilà, hein, l'aventure, c'est l'aventure! Tout d'abord, direction Chittagong, dans le sud, dans un bus super classe, sièges en cuir, trois sièges par allée et pas quatre, de la place, la clim et la télé. Bon, on a un peu subi la télé, vu qu'ils ont passé des films en bangla qui avaient l'air de correspondre à des De Funès avec des téléphones portables. Et ensuite, des clips de soi-disant-rockeurs-au-grand-cœur, très très divertissants au début, et puis assez douloureux pour les oreilles à la fin.

 

On nous avait annoncé 6h de trajet maxi, on en a fait 9, avec notre voisin de rangée qui a expliqué a Nico qu'il avait des tas de vêtements à exporter, qu'il bossait déjà avec Carrefour, mais qu'il cherchait d'autres partenaires. Ce crétin le fait espérer sans lui dire que c'est pas du tout son domaine (il est dans les légumes), et le mec nous aide (ou nous impose son aide, plutôt) à trouver un hôtel en arrivant. Il voulait tout d'abord nous emmener dans un 5 étoiles (vu qu'il croyait qu'on était des riches entrepreneurs, normal !), mais je lui ai dit que non, on n'était pas non plus des millionnaires, donc on s'est retrouvés dans un petit hôtel sympa, après avoir failli être obligés de dormir dehors parce qu'on n'avait pas nos passeports avec nos numéros de visa, et le gérant disait  qu'il pouvait pas  nous louer de chambre sans ça, et que ça serait partout pareil. Heureusement, Nico a retrouve son papier d'immigration sur lequel tout ça était écrit, et voila, ça s'est arrangé.

 

http://www.jacekphoto.com/bangladesh/bangladesh_chittagong05.jpg Le lendemain matin, j'ai lu ce que disait le Lonely Planet sur Chittagong, et j'avais pas franchement envie de rester, donc je me suis levée tôt pour enquêter pour trouver des bus vers Cox's Bazaar (la plage !!), et je suis vite retournée réveiller Nico, parce que j'étais la seule femme dans la rue, et j'avais l'impression d'être un monstre à pois verts, encore une fois. On a finalement trouvé un petit bus pourri pour nous emmener, parce que les bus des lignes principales étaient en congé.

 

 

 

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La route était magnifique : la jungle, des rizières, un paysage verdoyant, la nature luxuriante, ça fait très cliché,  je sais, mais c'était vraiment ça J'ai pris pas mal de photos, mais je pense que ça ne va pas donner grand chose, vu qu'on avançait en même temps.

 

Après 3h de route, on arrive dans la ville de Cox's Bazaar. Le chauffeur s'arrête devant un hôtel, son assistant prend mon sac et nous dit de le suivre, et il nous amène directement au comptoir de l'hôtel, ce que j'ai trouvé très énervant. Je leur ai fait comprendre que non, ils allaient pas nous imposer un hôtel, et on s'est barrés en rickshaw.

 

Le rickshaw-wallah nous a trimballés d'hôtel en hôtel, et il y en a absolument partout à côté de la plage, ils ont  en général moins de 5 ans d'existence, et il y a des terrains réservés pour en bâtir encore d'autres... Il nous a emmenés dans les plus chers, évidemment, en nous attendant à chaque fois, et au final, on a trouvé une chambre dans un hôtel assez luxueux, mais Nico a eu la chambre au tiers de son prix, ce qui est plutôt cool (allez, juste un point positif). Faut dire aussi que tous les clients allaient arriver le jour où nous on allait partir,  donc la chambre en question aurait été vide de toute façon.


Tranquilles, on s'est installés et on est partis manger dans le seul restau ouvert (ramadan oblige), dans un hôtel luxueux, mais j'ai commandé du poulet, et le plat qu'ils m'ont donne était froid, le riz aussi, et si c'était du poulet, il devait être sérieusement difforme. Après  ça, on a fait un tour à la plage, où je me suis trempatouillée les pieds... je me serais bien mise en maillot, mais ce n'est pas possible : les femmes se baignent tout habillées, même si les hommes peuvent très bien être en caleçon-torse nu (la plupart gardaient leur t-shirt). L'eau était terriblement chaude, super agréable.

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Sur la plage, on a loué un transat avec un matelas et un parasol aux couleurs d'un réseau téléphonique (banglalink), et des tas de petits ont pas arrêté de passer pour nous vendre des merdoles en coquillages: colliers, animaux, et même des trucs qui ressemblaient à des décorations d'abat-jours. D'autres passaient juste pour faire la manche. Il n'y avait pas grand monde sur la plage à ce moment-là. F1030021Il y a aussi un mec qui est venu nous parler, en commençant par nous en demander l'autorisation, et en disant que c'était son hobby de parler aux étrangers, une manière de voyager sans bouger du pays, parce qu'il n'en avait pas les moyens. Très sympa, on a bien papoté une demi-heure, jusqu'à ce qu'on se fasse virer du transat parce que l'heure de location était finie (c'est aussi des ados qui gèrent ça), et qu'il parte fêter le dernier Ifthar de ce ramadan prolongé d'un jour parce que la lune n'a pas montré le bout de son nez le jour prévu. Après ça, on est allés manger dans un petit boui-boui qui nous a aussi servi du non-poulet, mais au moins c'était chaud et bon, et puis retour à l'hôtel, glandage sur la terrasse (papotage sur les religions, premières déductions sur le niveau d'argumentation de Nico), et dodo.

 

p1010071 Le lendemain matin, j'ai failli commettre un meurtre: on a été réveillés à 6h30 par un type qui hurlait « Eid Moubarak » (joyeux Eid/fin du ramadan) dans un micro sous notre fenêtre, tout ça suivi d'un sermon et de chansons pendant à peu près 2 ou 3 heures, et super fort, en plus. Là-dessus, y'a le restau qui nous a appelés pour savoir ce qu'on voulait au petit dej, et j'ai essayé de leur faire comprendre que non, on le voulait pas  à 7h, et à 8h, ils nous l'ont apporté : une omelette aux piments, du dahl (=purée de lentilles), des sortes de crêpes bien grasses, une salade de pommes de terres avec piments et curry, un jus de fruits et du thé, autant dire qu'on s'est régalés.

 

F1030013Après, on a commencé à chercher un bureau de bus pour échanger nos tickets Chittagong-Dhaka pour pouvoir partir directement de Cox's Bazaar, et un chauffeur qui se reposait dans son bus nous a dit de revenir après la prière, alors on est allés visiter le temple Bouddhiste d'Aggameda Khyang, dans lequel un guide nous a montré des textes très anciens écrits sur des feuilles en bambou (ou en eucalyptus?), puis un autre nous a montreéla statue de Buddha la plus grande de la ville (2 tonnes, mais pas le droit de le prendre en photo, faudra avoir un peu d'imagination !), et nous a fait visiter les différents temples en nous disant où se mettre pour prendre des photos, et, après une question de moi, il m'a expliqué (Nico, en short-t-shirt et bob achetés vers la plage, et signes « Cox's Bazaar », faisait son touriste primaire) que la communauté dépendait entièrement des touristes et des dons, et qu'un footballeur italien avait donne une fois 6 millions de takas pour l'entretien d'un temple, et pour l'école. Comme quoi, hein, les footballeurs ils font des fois des choses bien de leur argent…  A force de laisser des bahksheesh à droite à gauche, on n'avait plus de monnaie, et le gars qui avait gardé nos chaussures (au cas où elles partiraient toutes seules), qui croyait qu'on voulait pas lui en donner par pingrerie, nous a limité engueulés, malgre mes explications…

 

 

p1010109On est partis à la recherche des stupas en haut de la colline, et on a du passer par tout un dédale de petites rues, en croisant des gens et des enfants sur leur 31 pour fêter l'Eid, dont certains (comme partout où on passait, de toute facon), nous disaient « Hi! », et nous demandaient d'où on venait. On a fini par trouver, sous le soleil brûlant, et pour repartir, on s'est laissés guider par un ado qui nous faisait comprendre qu'il fallait le suivre, et qui nous a ramenés devant le temple, avant de repartir seul sans rien dire. Retour à l'hôtel, après avoir échangé les billets de bus, pour une douche indispensable… y'avait pas d'eau chaude, mais j'aurais pas supporté de toute facon, vu la chaleur. Je me suis mise en tenue de baignade (=corsaire et t-shirt, mais le corsaire est déjà à la limite de l'indécence), on a fait trempette dans l'eau, re-retour à l'hotel et re-douche, puis on a comaté un peu devant La Famille Addams à la télé, avant d'aller manger (ou plutot se régaler) au restau de l'hôtel, ou on était tout seuls (normal, en plein milieu de l'après-midi!). Après ça, on est retournés sur la plage, et j'ai emmené les cahiers et les crayons que j'avais achetés pour donner aux enfants, qui sont venus nous voir dès qu'on est entrés sur la plage… je leur ai donné, et ils ont commencé à se battre pour en avoir, mais ils en ont tous eu.

 

F1020029Un groupe de jeunes qui passait à côté s'est arrêté, et une fille est venue me voir en tendant la main… je lui ai dit que non, c'etait juste pour les enfants, et je me suis rendu compte qu'elle voulait juste me serrer la main. La hooooooooooooooonte!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!! Je lui ai serré la main, les petits sont partis avec leurs trucs, et on s'est barrés… j'en pouvais plus de honte. D'ailleurs, là, rien qu'en écrivant ça, ça revient…. Raaaah, lala… Y'a quelques personnes qu'on a croisées sur la plage qui disaient « thank you », ça faisait bizarre. Et en ressortant à l'autre bout de la plage, j'ai voulu donner mon dernier cahier et les derniers crayons à des enfants, et quand j'ai commencé, il n'y avait que trois petits, ce qui aurait été bien, mais d'autres sont venus, et ils ont commencé à se disputer, à faire une émeute, j'étais complètement désemparée... et Nico m'a entrainée hors de ça, j'en pouvais plus de honte, décidément.

 

Dernier retour à l'hôtel apres avoir cherché vainement un endroit où boire un verre (tout était fermé)... on a re-comaté devant la télé, où il y avait la star-academy indienne de la danse, c'était assez marrant de les voir danser du tango ou du rock sur de la musique pas du tout assortie, ou alors c'était du tango indien... Les pubs aussi étaient tres spéciales, avec des chansons indiennes, des gens qui courent dans les champs en chantant joyeusement, très très gai, tout ça... Y'a surtout les pubs pour la lessive où on parle pas de tartre dans la machine, vu que presque personne (et surtout pas les pressings) en a, mais plutot de douceur pour les mains, et on voit des dames qui lavent joyeusement leur linge dans un seau... Après ça, un épisode de Friends, et puis un morceau de The Big Lebowsky, et extinction des lumières.

 

F1020023Jeudi matin, re-petit déj royal, et depart pour l'île de Maheskhali (lire « mohéshkali »)... au port de pêche, il nous a fallu marcher pas mal de temps sur une jetée en bois pas très large et pleine de trous, sur laquelle on croisait des gens qui venaient des îles, pour arriver tout au bout, où un bateau à moteur attendait pour faire la traversée.  On est donc montés dedans, et on est passés devant des grands bateaux en bois de pêcheurs et, selon le Lonely Planet, de pirates... On est arrivés à l'île à toute vitesse, et on a pris un rickshaw pour aller au centre ville.

Il nous a d'abord posés devant un temple bouddhiste qui avait l'air magnifique, mais après la réflexion fortement profonde de Nico (« ils vont encore nous demander plein de baksheesh ») qui m'a fortement énervée, on est partis vers le centre ville, une toute petite ville avec un marché très bordélique (normal, pour un marché). Le but était de trouver un collier de perles pour sa "bonne", à qui il a rien donné pour l'Eid, alors que ça se fait, et c'est même normal... on n'en a pas trouvé, alors on est partis à la plage en rickshaw, et là-bas, on a été suivis tout le long par des petits qui nous regardaient les yeux grand ouverts sans rien dire.

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 Certains petits bien habillés pour l'Eid. Les autres venaient de la pêche au crabe.
 Les petits à qui j'ai essayé de demander de faire une grimace se sont retrouvés à poser en position de combat.

Nico est parti se baigner, et je suis restée avec les petits, à faire le pitre et à les prendre en photos. Ca les faisait rigoler de se voir sur l'écran du numérique. Y'a aussi des chèvres qui sont passées, des Zebus et un berger, des jeunes qui nous ont pris en photo aussi...

F1020006On s'est arrêtés pas loin de la plage, à manger des pâtisseries dans un petit restau-épicerie au milieu des regards et des questions des gens (il y avait bien une vingtaine de gens autour de nous, de 8 à 25 ans), ce qui rendait pas facile le nettoyage de l'intérieur des pâtisseries en question, où de sympathiques fourmis avaient élu domicile. J'ai arrêté de manger ça quand j'y ai trouvé une patte de cafard bien grasse... Quand les gens nous parlent, et à chaque fois qu'on leur dit qu'on vient de Fance, ils s'exclament « Zidane !! », c'est assez marrant. D'ailleurs, il va venir dans pas longtemps au Bangladesh, j'imagine même pas la folie que ça va être (cf lien vers un article à ce propos). Après ça, on a repris un rickshaw pour aller voir une superbe stupa  et un temple hindou, et le rickshaw-wallah arrêtait pas de klaxonner et de crâner avec les touristes que nous sommes. 

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 Vue sur Maheshkali.
 Au loin, le chantier naval.

http://sarotti.heim.at/reisen/bangladesh/images/Maheskhali745small.jpgEn haut de la colline, on avait une vue magnifique sur toute l'île, sur les rizières, le port où ils construisent les bâteaux, la mer autour. On était encore une fois entourés de petits, et il faisait une chaleur affreuse. Nico est devenu rouge homard à ce moment là, et avec son nez rouge et son bob, il était plutôt marrant. Après, on a fait un tour dans le temple hindou, où des gens ont voulu être pris en photo avec nous (bêtes de foire à notre tour !), et des étudiants sont venus nous parler, super sympas.

Arrivés en bas du temple, il y en a un qui nous a fait goûter de la noix de coco jeune : comme au Mexique, sauf qu'elles ne sont pas gardées dans des glacières, le haut est coupé à la machette, et on boit le jus avec une paille ; quand il n'y a plus de jus, le vendeur ouvre la noix de coco en deux, et on mange l'intérieur de la coque, qui a une texture assez gélatineuse, mais c'est super bon.  Après ça, on est tous repartis au port pour retourner à Cox's Bazar, en regrettant pour ma part de ne pas aller visiter le temple, mais on n'avait plus trop le temps, à cause du bus.

http://www.greenwater.ru/photo/bangla/DSCN1221.jpgPour atteindre le bateau, la mer étant à marée basse, il a fallu marcher dans des barques collées les unes aux autres, et, comme sur la jetée à Cox's Bazar, on croisait des gens, c'était assez dangereux... enfin, pas très stable, surtout. Devant moi, il y avait un mec qui racontait n'importe quoi en me draguant (il inventait des prix pour la traversée, en voulant me faire croire que c'était lui qui gérait, mais j'ai vite compris que c'était pas vrai), et dont je me suis débarrassée assez vite.

 

Là, on a fait la traversée en bateau de bois, ça a duré plus longtemps qu'en canot à moteur, mais c'était plus agréable aussi. Les étudiants nous parlaient par-dessus le bruit des machines du bateau, et quand je leur ai demandé ce qu'ils faisaient le soir, il y en a un qui m'a dit qu'ils se posaient sur la plage, et qu'ils profitaient de la musique naturelle de leur pays : les vagues, les oiseaux... très très joli, tout ça, mais il m'a dit aussi que les étudiants ayant des bourses d'études sont très peu nombreux, et que les autres n'ont pas de sources de revenus, donc ils ne peuvent pas se permettre d'aller boire des verres.

 

F1030023Retour à Cox's Bazar, donc, un petit tour sur la plage, douche dans la Changing Room juste à côté (ben oui, vu qu'ils se baignent tout habillés, faut bien se changer intégralement, surtout les femmes !), et repas au restau de l'hôtel, où j'avais laissé mon sac. Pendant le repas, le gérant du restaurant est venu nous parler, très sympa, et il nous a raconté comment il se faisait exploiter, et si on connaissait pas quelqu'un qui pouvait l'employer. Je lui ai parlé de l'hotel dans lequel je vais travailler pour donner des cours, et il m'a demandé de lui faire une lettre de référence au dos de la carte du gérant de l'hôtel en question... Je ne lui ai pas fait de promesses, j'ai bien insisté sur le fait qu'il pouvait essayer, et ça me faisait bizarre de voir l'image que les blancs renvoient aux gens qu'on a rencontrés... une espèce d'espoir de s'en sortir... là, il travaillait de 5h du mat à 23h non-stop, pour un salaire évidemment dérisoire, malgré l'aspect extérieur de standing de l'hôtel. Après ça, j'ai récupéré mon sac, on est partis prendre le bus, et on a fait le trajet en beaucoup moins de temps que prévu, avec une petite pause pour acheter à manger, mais avec les commentaires abrutis de Nico dont j'ai parlé au début. Dans le bus, grand luxe : un steward qui nous a distribué de l'eau et des gâteaux, y'avait aussi des couvertures, des écouteurs pour ne pas subir la télé, et la clim, évidemment... On est arrivés à Dhaka vers 5h, et voilà, c'est la fin des vacances !

J'ai oublié de dire que Cox's Bazar étant très proche de la frontière avec la Birmanie, il y a un camp de réfugiés un peu l'extérieur de la ville, et un bureau des Nations-Unies au milieu de la ville, bien protégé. Et aussi, en général, il y a des pubs partout : à Dhaka, à Chittagong, mais aussi en rase campagne, avant d'arriver dans une grande ville, ou dans un lieu touristique comme Cox's Bazar. Là, il y a même des encarts publicitaires dans les rizières... vive le capitalisme !!

Dans le Lonely Planet de Nico, j'ai relevé les trucs à visiter à Dhaka, histoire de ne pas rester à rien faire pendant mes journées ici.

Je m'apprête à découvrir la vie en temps normal, après un mois de ramadan, qui a une influence sur tout : la présence des élèves en cours, les embouteillages, le bruit, l'ouverture des magasins...

Et finanalement, la vie n'a jamais été normale jusqu'à la fin de mon séjour, puisque de nombreuses manifestations et blocages de la ville ont été organisés, jusqu'aux élections qui devaient avoir lieu en janvier 2007...

 

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